Le Codap, une référence incontestée depuis 1986

S’il y a un regroupement constant de jeunes dans le monde qui tient dans le temps et dans l’espace, qui outille les jeunes en leur transmettant les outils pour avoir un impact positif sur leur environnement, sachez que le CODAP en est le leader.

Créée par de jeunes étudiants genevois en 1986, l’initiative a très vite recueilli l’adhésion de toutes les couches de la société aussi bien en Suisse qu’à l’international, comme en témoigne le nombre de générations de jeunes ayant bénéficié de ce prestigieux Cours de Formation de Base à l’action en faveur des droits fondamentaux (CFB) depuis maintenant trente années.

30 années ?

Oui, en 30 années, la dynamique n’a pas changé, et l’impact sur le terrain est tout aussi mesurable. Des jeunes s’engagent pour leurs différentes communautés et incitent leurs pairs à leur emboîter le pas. La 30ème édition a réuni du 14 au 23 avril 2017 à la colonie de Genolier 25 jeunes venus de 15 différents pays sélectionnés sur la base de leur engagement militant.

 

Le temps de la formation

Durant dix jours le codap a inculqué à ces jeunes ce qu’il sait faire le mieux. Former à l’action en faveur des droits humains. Ces ambassadeurs du Codap ont pour mission de contribuer de façon active à la relève du défi de l’effectivité des droits humains dans leurs différents pays.

 

Qu’en pensent les bénéficiaires ?

    “ Après cette formation du Codap, je suis déterminé à m’investir dans la défense des droits humains à travers des mécanismes nationaux, régionaux et universels de protection et de promotion. Je remercie le Codap pour cette formation qu’il nous a donnée en nous ouvrant des portes. C’est un autre monde, le monde tel qu’il devrait être »disait Abdoulaye AG AHMED de l’association pour la sauvegarde de l’environnement au nord du Mali au soir des activités.

Pour Clovis YAO, d’Audace institut Afrique en Côte-d’Ivoire, la formation reçue est complète en ce sens qu’elle offre une vision globale sur les droits humains dont la connaissance par les jeunes est très importante.

“Les aspects sur les mécanismes de protections et la gestion de projets m’ont motivé à me porter candidat en décembre en 2016 car je tenais à renforcer mes capacités d’action en la matière. Etant jeune entrepreneur, je m’engage résolument par le biais de mon association que j’ai récemment lancée HOUKABE (Aidons-les, en baoulé)  qui a pour but de faire de l’entreprenariat social en milieux ruraux une réalité acceptée par tous ».

A Maroua TANAZEFTI de l’Organisation Tunisienne de Défense des Droits des Personne Handicapées (OTDDPH) de renchérir pour finir en ces termes :

« Le CFB 2017 était comme une corbeille de fruits si j’ose dire, ou chaque fruit ajoute un plus à la corbeille, avec une couleur différente, une odeur exotique et un goût qui fait réveiller les papilles. En effet, la diversité des participants à fait que ce CFB ne soit pas seulement une opportunité d’apprendre mais aussi un lieu d’interaction et d’échanges culturels, d’expériences enrichissantes. A la jeunesse du continent, je leur dirai de s’armer d’une bonne dose de motivation et d’un grand sens d’empathie afin de se plonger dans ce monde merveilleux. »

Coordonnée par des jeunes et pour les jeunes, l’aventure codapienne n’est pas prête de s’arrêter. Elle se poursuivra aussi longtemps que les droits humains seront en danger n’importe où sur le globe terrestre.

Article rédigé par Glory Cyriaque HOSSOU participant au CFB 2017, volontaire à Changement Social Bénin.

             Glory devant le palais Wilson, lors de la visite du OHCHR (CFB 2017)